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Plus tard tu comprendras

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Plus tard tu comprendras

Un film d’Amos Gitaï


France/Allemagne/Israël, 1h28, 2008. Sortie en France le 21 janvier 2009.

avec Jeanne Moreau, Hyppolite Girardot, Domnique Blanc, Emmanuelle Devos.

Tournant pour la première fois en français, Amos Gitaï s’interroge sur le devoir de mémoire en Europe.

Inspiré du roman de Jérôme Clément, ce film pourra surprendre les amateurs du travail d’Amos Gitaï, ce réalisateur israélien qui compte parmi les plus grands cinéastes internationaux. Avec Kadosh (1999), Kippour (2000), Alila (2003), Terre promise (2005) ou Désengagement (2008), il dénonce avec un immense talent artistique les failles de la société israélienne contemporaine. Et à travers elle, chacun peut reconnaître ses propres failles. Plus tard tu comprendras est un film d’abord destiné à la télévision et tourné entièrement en français, avec des acteurs français. Revenant à l’époque du procès de Klaus Barbie à Lyon, il est au centre d’un travail de mémoire familial.

Amos Gitaï précise ses intentions : "Le roman de Jérôme Clément permet d’explorer les relations des Français à leur passé, particulièrement parce que sa famille paternelle était catholique française et que celle de sa mère était juive d’origine russe. Un bref flash-back sur le destin des grands-parents déportés hante le roman qui se passe pendant dans les années 80. Il me semblait important de laisser ouvert le sujet de l’holocauste. Le film se termine par une scène concernant la commission destinée à dédommager financièrement les familles juives spoliées par le régime de Vichy. Une blessure qui ne guérira pas (...) Je vois ce film comme une sorte de psychanalyse collective. Le cinéma - celui que je pratique - est un moyen de toucher des nerfs encore à vif. Ce qui suppose de le faire de manière "sensible". Des films comme Plus tard tu comprendras ouvrent, à mon sens, un véritable dialogue entre passé et futur. La grande question actuelle est celle de la transmission. Je rejoins, à cet égard, les propos d’Aharon Appelfeld. Ce grand écrivain israélien estime que, avec la disparition des derniers témoins directs de la Shoah, cette transmission ne peut se faire désormais qu’à travers l’art, l’écrit, le cinéma, la peinture..."

Mais par rapport à ses précédents films, ce film peut sembler déroutant, comme atténué dans son propos. Peut être parce que justement ce travail de mémoire a déjà beaucoup été évoqué par de nombreux artistes de disciplines diverses, notamment au cinéma. Il reste cependant le plaisir de voir le travail d’Amos Gitaï. Que ce soit sur les acteurs, magnifiques de retenue et donc d’intériorité, avec le bonheur de voir Jeanne Moreau fuyant les questions et les pièges pour, dans un regard, taire tous les secrets d’une mère. Mais aussi dans les images, où les entrebaillements de portes et les reflets des miroirs donnent à voir à la fois un monde qui n’est plus et la souffrance qu’il a engendré.

Magali Van Reeth
Signis France

 

 

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