Accueil du site > Relations inter religieuses > Relations avec le judaïsme > Actualités > Evenements et rencontres > Rencontre avec le nouveau patriarche latin de Jérusalem
 
 
  Albums photos
 
  Liens Internet

Calendrier

Rencontre avec le nouveau patriarche latin de Jérusalem

« avril 2019 »
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 1 2 3 4 5
 
 
 

Rencontre avec le nouveau patriarche latin de Jérusalem

« Personne n’a le droit de penser qu’il détient la solution qui apportera la paix », affirme Mgr Twal


ROME, Lundi 16 juin 2008 (ZENIT.org) Pour Mgr Twal, « personne n’a le droit de penser qu’il détient la solution qui apportera la paix » en Terre Sainte. C’est ce qu’il a confié à Catherine Dupeyron dans cet entretien publié par « Un écho d’Israël ».

Le nouveau patriarche latin de Jérusalem, Mgr Twal, doit succéder à Mgr Sabbah le 22 juin prochain. Jordanien, appartenant à une tribu établie à Madaba où se trouve la plus ancienne représentation chrétienne cartographique de Jérusalem (mosaïque byzantine du 6ème siècle), le nouveau patriarche a donc, comme son prédécesseur, une proximité culturelle naturelle avec le monde arabe. Cependant, il entend développer le dialogue avec le monde juif.

Né en 1940, Fouad Twal est ordonné prêtre en 1966 au séminaire de Beit Jala, une commune mitoyenne de Bethléem. En 1972, il entre à l’université pontificale du Latran à Rome. Il fera sa thèse de doctorat sur le droit tribal. Diplomate de carrière du Saint-Siège depuis près de 30 ans, francophone, sa première mission l’emmène au Honduras. Il sera ensuite en poste au Caire, à Bonn - il est en Allemagne lors de la chute du Mur - et au Pérou. En 1992, il est nommé évêque et envoyé en Tunisie. Il est alors le premier arabe à occuper cette fonction en Afrique du Nord, succédant à une longue lignée de prélats français. Initialement nommé pour trois ou quatre ans, il effectuera un mandat de treize années pendant lesquelles il accomplit un travail important et sera promu archevêque en 1994.

En septembre 2005, il est nommé coadjuteur au Patriarcat de Jérusalem. Sa nomination à ce nouveau poste est une « proposition de Mgr Sambi », ancien représentant du Vatican auprès d’Israël et de l’Autorité palestinienne de 1998 à 2006 et aujourd’hui nonce apostolique à Washington. Mgr Twal a hésité quelques jours avant d’accepter cette mission qui, si elle constitue le couronnement de sa carrière, lui inspirait néanmoins une certaine « appréhension ». Il est membre du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux depuis janvier 2007.

Lors de cet entretien, cet homme chaleureux, prêchant la confiance, a parfaitement incarné cette attitude ; aucun de ses propos n’a été fait sous le sceau du secret, un fait suffisamment exceptionnel dans ce milieu pour être souligné.

Catherine Dupeyron : Comment concevez-vous votre mission de patriarche latin de Jérusalem ?

Mgr Fouad Twal : D’abord, je tiens à instaurer plus de confiance et de compréhension entre l’Eglise et le gouvernement d’Israël. La confiance reste insuffisante entre nous. Il faut améliorer notre connaissance réciproque car l’ignorance aggrave les situations. Il nous faut donc tisser des liens, se rencontrer plus souvent, faire des petits gestes de part et d’autre, c’est ce que j’ai dit à Mordékhay Lewy, le nouvel ambassadeur d’Israël à Rome. De mon côté, je suis prêt à avoir plus de contacts, à les inviter comme à leur rendre visite. J’espère que du leur, ils feront des petits gestes qui faciliteront la vie de nos prêtres sur le terrain.

- Quels types de gestes concrets attendez-vous de la part du gouvernement israélien ?

Je ne demande pas des miracles mais des petites choses qui peuvent prouver que le gouvernement a confiance en nous. Il s’agit avant tout de donner des visas à nos prêtres jordaniens qui constituent la majorité des religieux du Patriarcat Latin de Jérusalem. Le gouvernement d’Israël peut-il comprendre que, pour nous, Chrétiens, il est indispensable de visiter Jérusalem, de prier à Jérusalem ? - c’est un peu comme le Mur des Lamentations pour eux, peut-être même un peu plus car pour nous Jérusalem incarne la personne du Christ, c’est notre foi, c’est notre dogme et pas seulement un vestige. Et puis, il entre dans ma mission pastorale d’évêque de faire en sorte que tous les prêtres de notre juridiction (NDLR : qui recouvre Israël, les Territoires Palestiniens, la Jordanie et Chypre) puissent circuler librement et venir à Jérusalem comme ils le souhaitent. De quoi le gouvernement israélien a-t-il peur ? Qu’est-ce qu’un prêtre passant une année à Jérusalem peut faire de mal ? Pourquoi cette méfiance perdure-t-elle alors que la Jordanie a des relations diplomatiques avec Israël ? (NDLR : traité de paix de 1994)

- Vous-même avez parfois rencontré des problèmes pour circuler librement ?

J’ai un passeport diplomatique du Saint-Siège depuis une vingtaine d’années, mais les autorités israéliennes ont cru que le Saint-Siège m’avait accordé ce passeport uniquement parce que je suis en poste ici.

- Avez-vous l’impression que la méfiance du gouvernement israélien est liée uniquement à des questions sécuritaires ou égale ment à la crainte d’une activité missionnaire qui existe au sein d’autres Eglises installées dans la région ?

Je pense qu’elles sont exclusivement sécuritaires. La crainte d’une activité missionnaire n’a guère de sens pour nos prêtres jordaniens. D’abord, ces derniers ne parlent pas l’hébreu - ce que d’ailleurs je déplore. En outre, un prêtre catholique qui vient seul, qui a tout donné à l‘Eglise, qui n’a pas d’enfant, ne représente pas un danger démographique pour Israël. Le jour où il meurt il n’a pas de descendance.

- De votre côté, quels sont les gestes que vous pensez faire pour créer ce dialogue avec le gouvernement israélien ?

Je pense simplement accomplir ma mission d’évêque ou de patriarche. J’ai ici, face à moi, plusieurs groupes, les Juifs, les Chrétiens hébréophones, les Européens, les Palestiniens chrétiens et musulmans, les Jordaniens chrétiens et musulmans. Or, tous n’ont pas la même sensibilité à l’égard du conflit, de la situation politique. Dans ces conditions, c’est à moi, dans mes discours, d’utiliser des mots avec prudence de manière à faire passer notre message à ces différents groupes car chaque mot peut être mal perçu par les uns ou par les autres. Car devant Dieu et devant l’histoire, nous devons être responsables de la paix de tous, du bien-être de tous, de la réconciliation de tous, de l’amour entre tous. En fait, peut-être que dans une situation aussi compliquée que celle qui existe ici, il faudrait parler moins, aimer plus et prier davantage pour tout le monde.

- Une parole prudente n’est-elle pas un piège ? Est-ce que vous ne risquez pas de diluer votre message ?

En effet, trop de prudence paralyse, j’en suis conscient. C’est pour cela aussi que d’après moi, même si on aime son prochain ou plutôt parce que l’on aime son prochain, il faut avoir le courage de lui parler avec franchise y compris ce qu’il n’a pas forcément envie d’entendre. Et lorsque l’on parle avec amour mais sans complaisance, on est mieux entendu. J’ai dit cela une fois à quatre sénateurs américains en visite dans la région. Ils m’ont dit : « Nous aimons Israël ». Je leur ai répondu : « En tant que chrétien je vous félicite car nous préférons toujours le mot aimer au mot haïr. Puis j’ai ajouté : « Israël apparaît un peu comme l’enfant chéri, choyé, gâté de votre grande nation américaine. Avez-vous le courage de lui soumettre des critiques comme le ferait une mère à son enfant qui prend une mauvaise voie ? Or, justement parce que vous lui parlerez avec amour, sans doute vous écoutera-t-il plus. Et dans ce cas, vous remplissez votre mission d’une grande nation. A l’inverse, lorsque les critiques sont faites dans la haine ou l’inimitié, elles ne peuvent être entendues. »

- Est-ce que cet amour non complaisant signifie que vous pourriez être plus critique de certaines actions terroristes palestiniennes ?

Absolument. Cela rentre dans le cadre de la collaboration pour le bien public. Les actes sauvages isolés ne servent à rien, ils ne conduisent à rien sauf à renforcer l’ennemi en tant que tel et à alimenter aussi la méfiance. Ceci dit, si quelqu’un agit mal, il est inutile de lui dire qu’il agit mal, il faut l’aider à sortir du mal et de la peur qui le font agir. La critique doit être calme et constructive. Il faut prier aussi quelquefois car ce que nous, les hommes, ne pouvons pas faire, certainement Dieu peut le faire.

- Mis à part le dialogue avec les différents groupes qui composent la réalité locale, quelles sont vos autres priorités ?

Je suis évêque, pas politicien. J’ai donc l’intention d’accorder plus d’importance à nos communautés, notamment en Jordanie car c’est là qu’elles sont les plus nombreuses. Notre attention a longtemps été tournée vers la blessure qui existe ici, dans les Territoires Palestiniens. Le Patriarcat avec les Franciscains ont accompli nombre de projets immobiliers pour éviter l’émigration des jeunes couples chrétiens. C’était nécessaire. Mais, le même phénomène et les mêmes besoins existent de l’autre côté du Jourdain. En Jordanie aussi, nombre de jeunes couples sont tentés d’émigrer et beaucoup le font. Et là, nous n’avons pas fait assez. L’émigration a atteint une phase nouvelle dramatique. De plus en plus de chrétiens partent en vendant leur maison. Autrement dit, ils partent pour ne plus revenir, ils renoncent totalement et définitivement à leur maison, à leur terre. C’est la perte d’appartenance. Ils peuvent trouver ailleurs d’autres maisons, d’autres lieux mais ce ne sera pas la Terre Sainte.

- Comment expliquez-vous cette émigration importante de Jordanie alors que votre pays n’est pas soumis à l’occupation ?

L’émigration est un phénomène humain motivé par des raisons économiques et culturelles - ceux qui partent sont en quête d’une vie meilleure. Et puis, beaucoup de chrétiens locaux sont en diaspora depuis parfois plus d’un siècle, cela attire de nouveaux émigrants. Ceux qui, aujourd’hui émigrent, savent où aller et s’installent assez facilement grâce à leur famille déjà établie depuis plusieurs générations. Les premiers sont partis parfois sur des bateaux de commerce. J’étais en poste en Amérique Latine où il y avait une belle communauté palestinienne. Lorsque leurs ancêtres sont venus il y a près d’un siècle, le conflit n’existait pas. Aujourd’hui, nos jeunes font des études admirables en Amérique du nord et souvent ils y restent. Nous devons lutter contre cette émigration chrétienne de Jordanie et des Territoires car nous, Chrétiens, pouvons être un facteur de réconciliation dans la région. Comme dit l’Evangile, c’est le sel de la terre. Les Israéliens le savent et sont intéressés à conserver une présence chrétienne. Des responsables israéliens m’ont clairement dit que le maintien des chrétiens était important pour eux. Nous, chrétiens, pouvons faire ce pont entre juifs et musulmans. Notre double culture - d’un côté notre tradition, notre mentalité arabe et de l’autre notre ouverture, notre foi - nous permet de parler aux deux. Nous pouvons faire plus pour bâtir ce pont de la réconciliation, de la paix.

- Vous êtes vous-même jordanien. Racontez-nous vos attaches, la tribu dont vous êtes originaire et qui vous est si chère ?

Je suis originaire d’une grande tribu, la tribu Al-Uzeizat composée de treize grandes familles et la plus grande famille est la famille Twal à laquelle j’appartiens. Nous avons fait le passage d’une tribu nomade à semi-nomade et de semi-nomade à sédentarisée. Grâce à Dieu, en dépit de la vie moderne, nous avons réussi à préserver un peu les valeurs du système tribal à savoir le sens de l’hospitalité, le respect du voisin et de la parole. Les tribus étaient et restent très proches du Royaume hachémite mais elles préservent un système tribal qui fonctionne parallèlement à celui du gouvernement. Or, cela contribue à la stabilité politique de notre pays. Les Palestiniens, grâce aux Lieux saints sont depuis longtemps exposés aux touristes, aux étrangers, et sont plus astucieux que nous pour le tourisme et le commerce. Dans ma ville, à Madaba, les hôtels n’ont fait leur apparition que depuis cinq ans alors qu’à Jérusalem les Palestiniens accueillent massivement les pèlerins depuis la fin du 19ème siècle.

- Il existe en Jordanie une longue tradition de bonnes relations entre chrétiens et musulmans, de dialogue interreligieux dont le prince Hassan est un parfait exemple. Comment l’expliquez-vous ?

Il existe des alliances entre tribus, or l’alliance ne se fait pas forcément sur le critère religieux. Il y a donc des alliances entre tribus chrétiennes et musulmanes face à d’autres tribus chrétiennes et musulmanes. Cela nous aide à vivre ensemble. Et puis, nous, les nomades, n’avons jamais jamais été très religieux. Nous sommes honnêtes et fiers mais notre foi est plus tribale que personnelle. Toute la tribu allait à la messe et toute la tribu revenait de la messe, mais il y avait peu de dévotions personnelles.

Si vous assistez, le 13 juillet, à mon entrée solennelle comme Patriarche à Madaba, ma ville, vous verrez quelque chose d’unique : ce sera une fête presque nationale avec toutes les tribus, chrétienne, musulmane, catholique, grecque orthodoxe, toutes seront là.

- En effet, cette union est exceptionnelle car en Terre Sainte, même au sein du monde chrétien, les relations sont loin d’être toujours cordiales. Il y a parfois des batailles physiques entre religieux des différentes Eglises en dépit du Statu Quo, une espèce de code de bonne conduite qui date du 19ème siècle.

Il existe ici treize Eglises. Le Statu Quo est positif mais je pense qu’il faut aller au delà du Statu Quo pour le bien commun, pour régler des problèmes pratiques de la vie de tous les jours. Il faut établir des relations fraternelles entre nous. Je crois qu’avec l’amitié et la confiance on gagne plus qu’avec le droit. Il nous faut pouvoir faire un certain nombre de travaux au Saint-Sépulcre, comme par exemple aménager des toilettes. Il nous faut mettre en pratique l’amour de Dieu, nous aimer les uns les autres, donner un bon exemple. On doit faire plus pour l’amour de Dieu.

- Pendant des années vous avez été informé de la situation locale sans y vivre. Vous êtes désormais installé à Jérusalem depuis deux ans et demi. Comment percevez-vous la situation en y étant confronté de plus près ?

J’avoue que c’est encore beaucoup plus compliqué que je ne le pensais. Ici, tout est imbriqué, le politique, le religieux, l’économique, le fanatisme. Personne n’a le droit de penser qu’il a la réponse à cette situation, qu’il détient la solution qui apportera la paix. En tous cas, moi je ne le dirais jamais.

- Ne pensez-vous pas qu’un accord sur la base des frontières dites de 1967 apporterait la paix ?

Jamais. C’est ce que ce que je dis à mes prêtres. Même si toutes les parties parviennent à un accord, il y aura toujours un imbécile, qui d’un côté ou de l’autre, fera obstacle à la paix (NDLR : pour la première et unique fois de l’entretien, il hausse nettement le ton de la voix). Il faut être humble devant la situation et reconnaître que c’est extrêmement compliqué. Il faut aller lentement, convaincre, gagner le terrain de la confiance réciproque, de la coopération, de la justice.

- Ces dernières années des chrétiens de Bethléem se sont installés en Israël faute d’avoir assez d’argent pour émigrer aux Amériques ou en Europe. Quelle réflexion cela vous inspire-t-il ? Quel est le sort des Arabes chrétiens en Israël ?

Je préfère l’émigration quand elle se fait à l’intérieur même des frontières de notre diocèse. Ainsi ils restent sous notre soin pastoral. Ils sont chez eux que ce soit en Jordanie, dans les Territoires Palestiniens ou en Israël. Or, il faut dire les choses comme elles sont ; les Palestiniens qui ont un passeport Israélien - chrétiens et musulmans confondus - vivent en paix en Israël. Si vous leur demandez s’ils sont disposés à vivre de l’autre côté, je ne pense pas qu’ils vont accepter. (NDLR : les Arabes d’Israël représentent près de 20 % de la population)

- Est-ce que vous diriez qu’avec le temps, il émerge une Eglise d’Israël - même si le terme ne plait ni aux juifs, ni aux chrétiens pour des raisons différentes - comme il existe une Eglise de France ?

J’aimerais donner plus d’importance à cette Eglise qui émerge. Si on pense aux dizaines de milliers de Philippins qui travaillent en Israël et qui sont chrétiens et surtout si l’on pense aux quelques centaines de milliers de russes arrivés dans les années 90 et qui ne sont ni 100 % juifs, ni 100 % chrétiens orthodoxes, il existe un potentiel important. Ces immigrants qui aiment cette terre peuvent participer de l’avenir des chrétiens en Israël. Il faut s’y intéresser. D’ailleurs, toutes les Eglises s’y intéressent de près et leur courent après. (NDLR : il rit)

-  Est-ce que, personnellement, le terme « Eglise d’Israël » vous choque ?

Je ne sais pas si Israël peut accepter ce terme. Le terme « l’Eglise en Israël » serait, sans doute, plus acceptable. Ceci étant, l’Eglise qui est la mienne est Une, et en adoptant cette terminologie, vous m’obligez à me couper en trois morceaux. Je n’aime pas cela ! (NDLR : il rit) Je suis responsable de cette Eglise qui est une exception. Nous sommes le seul diocèse qui recouvre trois Etats alors qu’ailleurs un Etat comprend plusieurs diocèses. Cette situation est unique au monde. Le conflit et l’existence de frontières complique les choses et l’expression « Eglise d’Israël » formalise ces frontières. A l’inverse, il me semble que « l’Eglise en Terre Sainte » permet de franchir les frontières sans visa.

- L’expression « Eglise en Terre Sainte » permet de franchir les frontières. Mais cette notion de « Terre Sainte » n’est-elle pas, pour certains, un moyen d’occulter la réalité géo-politique à savoir la diversité de la vie des chrétiens dans les trois entités étatiques que sont Israël, la Jordanie et la Palestine ?

Je crois que notre force est de parler de « l’Eglise de Jérusalem ». Sans Jérusalem, les autres églises deviennent de toutes petites églises. C’est notre force spirituelle, mémoriale, morale, et historique. Renoncer à ce terme reviendrait à se détacher d’une richesse que, personnellement, je ne suis pas prêt à perdre. J’aime aller chez moi, en Jordanie, mais pour moi chrétien, Jérusalem reste Jérusalem pour l’amour de Dieu. C’est le mystère de Jérusalem, qui nous unit tous, Juifs-Chrétiens-Musulmans et c’est Jérusalem qui nous divise plus que jamais. C’est le mystère qu’il faut accepter de ne pas comprendre.

 

 

Dans la même rubrique :
(10 derniers articles)

- Un Chabbat dans la cité
- Œcuménisme et ouverture à la tradition rabbinique, en débat avec Nicole Fabre, Pierre Lathuilière et Jean Massonnet
- Christianisme et Judaïsme, unité et diversité
- Le jour d’après l’apocalypse...?
- « Justice et Paix s’embrassent, un chemin d’unité » Psaume 85 (84),11
- Soirées Open Shabbat
- Le Centre chrétien pour l’étude du Judaïsme et le Centre d’études des cultures et des religions
- Une théologie à la frontière
- Les fêtes juives d’automne
- Présentation de la fête de Yom Kippour

 


Imprimer l'article



Comité diocésain pour l'œcuménisme
6, avenue Adolphe Max - 69321 Lyon Cedex 05
04 78 81 47 68 - oecumenisme@lyon.catholique.fr
Accès administration | Mentions légales | Plan du site | Conception-Réalisation DSFI SARL | Flux RSS oecumenisme Flux RSS cdo