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« Transmission de la foi : fidélité et invention »

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« Transmission de la foi : fidélité et invention »

Colloque interreligieux le dimanche 24 mars 2019 au Chatelard


La vie en famille, l’éducation, la liturgie, et les fêtes dans la tradition juive partagent le même objectif : la transmission du judaïsme. Mais que transmettons-nous exactement ? La révélation au Sinaï est l’un des moments les plus mystérieux de l’histoire biblique. Moïse semble ne pas avoir cessé de monter et descendre le camp jusqu’au sommet du Sinaï, combien de fois Moïse est-il monté au sommet ? Pas évident. Que s’est-il passé exactement au Sinaï ? Quel est le contenu réel de la révélation ? Qu’est-ce que Moïse a reçu exactement ? La tradition rabbinique croit faire partie d’une chaîne qui l’unit au moment de la révélation dans le Sinaï. Une chaîne jamais cassée, un message jamais altéré. Sur cette base, les rabbins fondent leur autorité. Est ce que c’est sûr ? Le judaïsme a-t-il déjà eu sa place pour la réinterprétation, l’invention ? Après la destruction du Temple, le judaïsme est-il identique à ce que l’on trouve dans les textes bibliques ? Des événements tels que l’expulsion des Juifs d’Espagne et la Shoah n’ont-ils pas modifié notre vision de Dieu, de la révélation et de la tradition ? Je propose un voyage dans le temps et dans les textes de la tradition juive, afin qu’ensemble nous puissions réfléchir à la place que notre voix occupe dans l’histoire de la révélation et de sa transmission.

Rabbin Haïm CASAS, Synagogue Keren Or de Lyon

Ce qu’on appelle la foi n’apparait jamais « ex nihilo », à partir de rien. Celle-ci est toujours le produit d’une histoire, que l’on en soit conscient ou pas. De ce fait, il n’y a pas de foi sans transmission. Je crois en fonction de ce que j’ai reçu. Cependant, à partir de mon expérience, je suis amené à faire du tri, de la sélection dans tout ce qui m’a été donné. Je prends et j’abandonne. Je laisse mourir et je fais vivre, et c’est ce qui rend ma foi singulière, pour moi et pour ceux avec qui je la partage ou à qui je la lègue. Dès lors, dans toute foi partagée ou transmise, il y a aussi de l’invention. Ma foi construit ma vie, et ma vie construit ma foi. D’une certaine manière, je réinvente ce que je n’ai pas inventé ! Je récrée ce que je n’ai pas créé ! Je suis fidèle en étant infidèle.

Père Christian DELORME

Les chemins difficiles de la transmission : quelle(s) place(s) au croire, au doute et à la critique. Nous héritons d’une tradition mais comment être un véritable héritier sans développer avec elle un rapport d’une fidélité-infidèle pour reprendre une expression de Derrida.

Rachid BENZINE

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