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Dossier de préparation de la Semaine 2015

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Dossier de préparation de la Semaine 2015

Le thème de la Semaine 2015 pour l’Unité chrétienne : Jésus lui dit : « Donne-moi à boire »


Texte biblique : Jean 4, 1-42

Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu’il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean, – à vrai dire, Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples – il quitta la Judée et regagna la Galilée. Or il lui fallait traverser la Samarie. C’est ainsi qu’il parvint dans une ville de Samarie appelée Sychar, non loin de la terre donnée par Jacob à son fils Joseph, là même où se trouve le puits de Jacob. Fatigué du chemin, Jésus était assis tout simplement au bord du puits. C’était environ la sixième heure. Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Ses disciples, en effet, étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. Mais cette femme, cette Samaritaine, lui dit : « Comment ? Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une femme, une Samaritaine ? » Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive. » La femme lui dit : « Seigneur, tu n’as pas même un seau et le puits est profond ; d’où la tiens-tu donc, cette eau vive ? Serais-tu plus grand, toi, que notre père Jacob qui nous a donné le puits et qui, lui-même, y a bu ainsi que ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici. » Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari et reviens ici. » La femme lui répondit : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu dis bien : “Je n’ai pas de mari” ; tu en as eu cinq et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. » – « Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous affirmez qu’à Jérusalem se trouve le lieu où il faut adorer. » Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit et c’est pourquoi ceux qui l’adorent doivent adorer en esprit et en vérité. » La femme lui dit : « Je sais qu’un Messie doit venir – celui qu’on appelle Christ. Lorsqu’il viendra, il nous annoncera toutes choses. » Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » Sur quoi les disciples arrivèrent. Ils s’étonnaient que Jésus parlât avec une femme ; cependant personne ne lui dit « Que cherches-tu ? » ou « Pourquoi lui parles-tu ? » La femme alors, abandonnant sa cruche, s’en fut à la ville et dit aux gens : « Venez donc voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? » Ils sortirent de la ville et allèrent vers lui. Entre-temps, les disciples le pressaient : « Rabbi, mange donc. » Mais il leur dit : « J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas. » Sur quoi les disciples se dirent entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il donné à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas vous-mêmes : “Encore quatre mois et viendra la moisson” ? Mais moi je vous dis : levez les yeux et regardez ; déjà les champs sont blancs pour la moisson ! Déjà le moissonneur reçoit son salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, si bien que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. Car en ceci le proverbe est vrai, qui dit : “L’un sème, l’autre moissonne.” Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucune peine ; d’autres ont peiné et vous avez pénétré dans ce qui leur a coûté tant de peine. » Beaucoup de Samaritains de cette ville avaient cru en lui à cause de la parole de la femme qui attestait : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » Aussi, lorsqu’ils furent arrivés près de lui, les Samaritains le prièrent de demeurer parmi eux. Et il y demeura deux jours. Bien plus nombreux encore furent ceux qui crurent à cause de sa parole à lui ; et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus seulement à cause de tes dires que nous croyons ; nous l’avons entendu nous-mêmes et nous savons qu’il est vraiment le Sauveur du monde. »

La Bible – Traduction oecuménique – TOB

Introduction au thème

Jésus lui dit : « Donne-moi à boire »

Quiconque boit de cette eau-ci…

La route, le soleil brûlant, la fatigue, la soif… « Donne-moi à boire ». C’est une demande que font tous les êtres humains. Dieu, qui se fait homme dans le Christ (Jn 1, 14) et se dépouille lui-même pour partager notre humanité (Ph 2, 6-7), est capable de demander à la Samaritaine : « Donne-moi à boire » (Jn 4, 7). Et ce Dieu qui vient à notre rencontre est en même temps celui qui propose l’eau vive : « L’eau que je donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle » (Jn 4, 14).

La rencontre entre Jésus et la Samaritaine nous invite à goûter l’eau d’un puits différent, et également à en proposer du nôtre. La diversité nous enrichit réciproquement. La Semaine de prière pour l’unité chrétienne est un moment privilégié pour prier, nous rencontrer et dialoguer. C’est une occasion de reconnaître la richesse et la valeur présentes chez l’autre, celui qui est différent, et de demander à Dieu le don de l’unité.

« Celui qui boit de cette eau y revient sans cesse », dit un proverbe brésilien que l’on reprend à chaque fois qu’un visiteur s’en va. Offrir un verre d’eau fraîche, un chimarrão1, un café ou un téreré2, c’est manifester une volonté d’accueillir, de dialoguer et de coexister avec l’autre. Dans toutes les régions du Brésil, on continue de répéter le geste biblique qui consiste à offrir de l’eau à celui qui arrive (Mt 10, 42), en signe de bienvenue et de partage. L’étude et la méditation de ce texte proposées au cours de la Semaine de prière pour l’unité, aideront les fidèles et les communautés à saisir la dimension de dialogue contenue dans le projet de Jésus, et que nous appelons « Royaume de Dieu ».

Le texte affirme l’importance que chacun connaisse et comprenne suffisamment sa propre identité pour éviter de percevoir l’identité de l’autre comme une menace. Si nous ne nous sentons pas menacés, nous pourrons expérimenter l’autre comme étant complémentaire : une personne ou une culture ne peut se suffire à elle-même ! Et par conséquent, l’image qui se dégage des mots « donne-moi à boire », exprime bien la complémentarité : boire l’eau du puits de quelqu’un d’autre est la première façon d’expérimenter une autre manière d’exister. Cela mène à un échange de dons enrichissant. Refuser les dons de l’autre, c’est porter beaucoup de tort à la société et à l’Église. Dans le texte de Jean 4, Jésus est un étranger qui arrive fatigué et assoiffé. Il a besoin d’aide et demande de l’eau. La femme, elle, est sur son territoire ; le puits est celui de son peuple et de sa tradition. C’est à elle qu’appartient le seau et c’est donc elle qui peut accéder à l’eau. Mais elle a soif, elle aussi. Ils se rencontrent, et une occasion inattendue s’offre à tous deux à partir de là. Jésus ne cesse pas d’être juif pour avoir bu l’eau proposée par la Samaritaine. Et la Samaritaine demeure ce qu’elle est en se faisant disciple de Jésus. Dès lors que nous reconnaissons que nous avons vraiment des besoins, la complémentarité s’instaure dans nos vies de façon plus enrichissante. Dire « donne-moi à boire » suppose que Jésus et la Samaritaine se demandent l’un à l’autre ce dont ils ont besoin. Dire « donne-moi à boire », nous pousse à reconnaître que les personnes, les communautés, les cultures, les religions et les populations dans leur diversité ont besoin les unes des autres. Dire « donne-moi à boire » implique un acte d’ordre éthique par laquelle nous reconnaissons que nous avons besoin les uns des autres pour vivre la mission de l’Église. Nous sommes ainsi poussés à transformer notre attitude et à nous engager pour rechercher l’unité dans notre diversité, en nous ouvrant à une diversité de formes de prière et de spiritualités chrétiennes.

Les textes pour préparer la semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens 2015 sont accessibles : vous trouverez ci joint le livret co édité par le COE et le Conseil pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens et les coordonnées d’Unité Chrétienne.

Sommaire du livret :

  1. À tous ceux qui organisent la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens p.3
  2. Texte biblique pour 2015 p.4
  3. Introduction au thème de l’année 2015 p.6
  4. Préparation du matériel de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2015 p.10
  5. Célébration oecuménique p.12
  6. Introduction à la célébration p.12
  7. Déroulement de la célébration p.14
  8. Commentaires bibliques et prières pour les « Huit jours » p.23
  9. La situation oecuménique au Brésil p.35
  10. Semaine de prière pour l’unité des chrétiens – Thèmes 1968-2015 p.39
  11. Quelques dates importantes dans l’histoire de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens

 

 

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