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Loulek, l’histoire d’un enfant de Buchenwald qui devient grand rabbin d’Israël

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Loulek, l’histoire d’un enfant de Buchenwald qui devient grand rabbin d’Israël


Loulek, l’histoire d’un enfant de Buchenwald qui devient grand rabbin d’Israël

Si on avait dit à l’enfant Loulek, qu’un jour, il dînerait à la table de la reine d’Angleterre et qu’il s’entretiendrait avec le Pape, Fidel Castro, Nelson Mandela et d’autres grands de ce monde, il ne l’aurait certainement pas cru. Ou peut-être que si. Car, pour Loulek, le plus jeune rescapé de Buchenwald, le miracle était presque ordinaire.

Sa survivance relève en effet du prodige. Jeté dans les bras de son frère par sa mère qu’un autre convoi emportait, trimballé d’un camp à l’autre, d’un wagon à l’autre, Loulek échappe toujours au pire.
Dans cet enfer dont bien peu revinrent, l’amour et la ténacité d’un frère réussiront à sauver le dernier descendant d’une prestigieuse lignée rabbinique. Loulek deviendra grand rabbin d’Israël : le rav Israël Meïr Lau.

Ce livre n’est pas une autobiographie ordinaire. Loulek a été écrit alors que l’on célébrait le soixantième anniversaire de la libération de Buchenwald. Dans la première partie, l’enfant Loulek rapporte ses souvenirs. Ensuite, le rabbin Israël Meïr Lau – actuellement Président de Yad Vashem – raconte comment cette enfance passée dans les camps a forgé la voie qui fut la sienne en tant qu’homme et en tant que rabbin.

Nouveau témoignage sur les années noires de la Shoa, ce livre est une ode de reconnaissance à la Providence divine autant qu’un message d’espoir à tous les orphelins du monde.

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Ce livre écrit en hébreu sous le titre « Ne lève pas la main sur l’enfant » (parole de l’ange à Abraham lors du sacrifice d’Isaac) fut édité en 2005 puis traduit en français et édité en 2009 dans les éditions Jerusalem Publication (J.P.). Lors d’une soirée au Centre Béguin de Jérusalem, le rabbin Israël Lau répondit en hébreu aux questions de l’animateur, le responsable de la revue Hamodia, hebdomadaire israélien français, devant un public de Juifs israéliens en majorité francophones.

« C’est », nous dit d’emblée le rabbin Lau, « le livre le plus lu dans le milieu religieux. Dans les yeshivot, dans les familles nombreuses, on se le passe de main en main. C’est un livre qui encourage et c’est là ma plus grande récompense. » Il nous rapporte le témoignage d’un jeune soldat grièvement blessé lors de la deuxième guerre du Liban. Opéré plusieurs fois en vain il était découragé. Il refusait de signer son accord pour une nouvelle opération malgré les supplications de sa mère. Quelqu’un posa ce livre sur son lit. Le soir, de ses doigts libres, il feuilleta ce gros livre sans le soulever et durant toute la nuit il lut. Le lendemain matin il accepta de signer et l’opération réussit. « Si un enfant a tenu, supportant toutes ces souffrances, comment moi, adulte je refuse cette opération ! »

Le frère du rabbin Lau, Naphtali, fut applaudi comme le héros à cette soirée, « mon héros » disait le rabbin Lau. Plusieurs fois il avait sauvé son petit frère en risquant sa vie et il avait tenu la promesse faite à son père que la lignée de 36 générations de rabbins se poursuivrait.

En parcourant ce livre, on entre dans le monde des yeshivot du jeune Etat d’Israël, yeshivot particulièrement pauvres matériellement et riches spirituellement. Et l’on parcourt aussi toute une tranche de l’histoire du peuple juif en Eretz Israël de 1945 à 2005.

Le livre commence ainsi : « Je revois mon père, sur la place. Cette image reste gravée dans ma mémoire, à jamais. Ce premier souvenir d’enfance, tel un feu ardent, hante encore mon esprit… Mon père, portant une belle barbe et vêtu de son habit noir de rabbin,était entouré des Juifs de la ville… » Et se termine par l’évocation de la bar mitzva de son fils ainé, Moshe Haïm qui poursuit « l’héritage de mon père – le rav Moshe Haïm Lau, son grand père qui est monté au ciel dans un tourbillon. » « Moshe Haïm est cette première lumière dans la petite hanoukia – mon chandelier de Hannoucca – que j’ai mérité de bâtir. Mon épouse en est le socle qui porte ces huit bougies, et moi je suis le « chamach » - la neuvième lumière – qui a pour vocation d’allumer chacune des mèches afin qu’elles éclairent le monde, chacune selon sa voie, et publie le miracle de l’éternité d’Israël. »

Suzanne Millet

Extrait de Un Echo d’Israël http://www.un-echo-israel.net

 

 

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